« Au Québec, 12% des ménages ayant un revenu annuel inférieur à 20 000$ n’avaient pas de connexion internet en 2020.»
L’annonce précipitée du confinement en mars 2020 dernier et d’un nouveau modèle de travail 100% numérique, n’a fait que souligner les inégalités marquées en matière de technologie numérique. Une fracture numérique qui incite vers un passage à l’action.
On parle d’inégalité d’accès, une fracture entre les inégalités d’accès et/ou les inégalités d’usage des technologies de l’information et de communications (TIC). L’accès digital à l’emploi, à la formation et à la culture via le réseau internet font dorénavant parties intégrantes de notre société actuelle. Sans moyen financier et compétences informatiques, de nombreux foyers au Québec sont déconnectés et exclus de ce système. On parle surtout de qui ? :
Alors que pour la majorité des québécois l’usage d’internet est simple, rapide et utilisé de manière fluide, pour d’autres c’est un frein. Cette disparité entre les personnes « branchées » de ceux « déconnectés », c’est ce qu’on appelle la fracture numérique.
Les technologies numériques n’ont jamais été plus indispensables que depuis la pandémie de la COVID-19. Télétravail, activités sportives, atelier, scolarisation, son usage s’étend au-delà de l’activité professionnelle.
Les ménages à faible revenus sont également les moins bien équipés en matière de technologies numériques. Au Québec, 12% des ménages ayant un revenu annuel inférieur à 20 000$ n’avaient pas de connexion internet en 2020, contrairement à ceux qui ont un revenu annuel supérieur à 60 000$.
Selon l’Enquête canadienne sur l’utilisation d’Internet (ECUI, 2018), les ménages à faibles revenus doivent majoritairement jongler entre télétravail et école à la maison avec moins d’un appareil par personne.
« Quelqu’un qui n’a pas d’accès décent au web, aujourd’hui, c’est un facteur d’exclusion sociale pour cette personne. »
⎯ Dominic Cliche, conseiller en éthique à la Commission de l’éthique en science et en technologie du gouvernement du Québec.
Afin de briser et réduire ces inégalités d’accès et d’usage des technologies numériques, plusieurs mesures sont mises de l’avant. Encourager les initiatives de dons et de recalage d’appareils, d’ailleurs.
Certaines initiatives telles que l’alphanumérique ont permis de réduire cette fracture numérique. En effet, grâce à ces formations, il sera possible de se développer intellectuellement dans le domaine informatique.
« Aujourd’hui, être branché, c’est une exigence d’une vie qu’on qualifierait de normale. »
⎯ Dominic Cliche, conseiller en éthique à la Commission de l’éthique en science et en technologie du gouvernement du Québec.
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